Apolline Bellinck
Pour ce travail j'ai décidé d'expérimenter avec la reconnaissance faciale je voulais faire en sorte que les visages des passants soient directement pris en photo pour être ensuite imprimés sur une imprimante thermique. Pour ce projet j'ai tout de même été aidé de l'IA sans elle je pense que j'aurais pris beaucoup plus de temps à le réaliser, voir je n'aurais pas réussi.
J'ai créé deux outils : le premier permet de capter le visage des personnes et de les détourer pour ensuite les envoyer vers un dossier. Le second prend les images de ce dossier et les imprime, puis les trie celles imprimées qu'il efface de mon ordinateur, celles en attente d'impression, et les erreurs.
Il était important pour moi d'utiliser une imprimante thermique d'abord pour la praticité de la taille, ensuite parce que je souhaitais que tous les visages se suivent sur une même feuille. Mais surtout, il fallait que cela soit temporaire. En termes légaux et de respect des personnes, je ne peux pas me permettre de capturer et imprimer leur visage sans consentement. Le papier thermique ne reste pas dans le temps l'impression finit par disparaître. Pour aller plus loin, j'envisage de créer un mécanisme pour accélérer cette disparition.
Pour ce travail je souhaitais mettre en avant le fait que, où qu'on soit, on est photographié, on est vu. J'aurais pu capturer la personne entière, mais j'ai préféré le visage c'est la partie de notre corps la plus visible et la plus vulnérable, celle qui sert désormais le plus : déverrouiller notre téléphone, payer, rentrer chez nous.
Mes références sont Trevor Paglen, qui explore les biais de l'intelligence artificielle en révélant comment les machines classifient et étiquettent les visages humains ; ainsi que Damien Beyrouthy & Jean Arnaud qui ont conçu le dispositif interactif Ellipse + Face = Blank, basé sur la reconnaissance faciale. Je m'informe également en continu sur ces avancées via IEEE Spectrum.